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✔ AGE : 25 ans ✔ JE SUIS NÉ(E) LE : 10/01/1987 ✔ METIER : Médecin Légiste ✔ HUMEUR : Plutôt bonne ✔ SURNOMS : Pandy, Panda, ou Pandy-Panda... le petit ourson de chine. Pandy-Panda... tout droit de l'Himalaya. Je suis déjà dehors ! ✔ LA CITATION : L’homme le plus important dans la vie d’une femme n’est pas le premier, mais celui qui ne laissera pas exister le prochain.
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 | Sujet: Le sang fini toujours par relier | Mike Ven 30 Sep - 20:47 | | | ~~~~~~~~~~~~~~~~
Everybody hurts Oh, no, don't throw your hand. If you feel like you're alone
 La culpabilité, qu’est-ce que cette chose ou ce mot peut bien être ? Certains diraient que c’est un sentiment que l’on ressent quand on se sent responsable d’un acte ou simplement de la souffrance qu’une personne que l’on affectionne ou que l’on n’affectionne pas aussi. D’autres diront que c’est de la merde et qu’on s’en fiche. Ceux-là agissent sans cœur et avec l’envie de faire souffrir quoiqu’il arrive. C’est ce qu’ils voulaient… le fruit de leur attente. C’est ce pourquoi ils sont faits : faire souffrir. Et moi ? J’en pense quoi ? J’en pense que la culpabilité est la répercussion d’un acte que l’on aurait pu empêcher par des paroles ou même des gestes mais aussi un simple changement du quotidien. Que le crime soit désiré ou non, on se sent coupable car l’on aurait pu changer les choses et tout aurait peut-être eue une fin heureuse ou même encore plus malheureuse dans certains cas mais l’on aurait essayé. Qui ne tente rien, n’a rien. Parfois une fraction de secondes aurait réellement réussie à changer les choses. Une seconde de plus, elle en serait peut-être morte ? Une seconde de plus… j’aurais perdu ma petite sœur, la personne avec qui j’ai partagée 19 années de ma vie dans l’espoir de la protéger de tout ce que le monde offre de mal. Je rêve peut-être en pensant qu’une fille comme moi frêle et aussi maigre qu’Angelina Jolie… enfin peut-être pas. On se dit… la plupart du temps que nous n’aurions pas réussie à changer les choses mais que l’on se sent quand même coupable malgré ce fichu destin qui a dessinée sur une carte ou un fil d’or que cela devait arriver. Ce qui doit advenir, adviendra… non ? Je ne sais pas vraiment ce qui fait qu’une vie déraille pour devenir catastrophe en 5 minutes de temps. Toute votre vie peut changer d’un claquement de doigt, juste ça… cela suffit. Vous ne vous demandez jamais ce que vous avez fait pour perdre une personne que vous aimez ? Une personne et pouf. Une seconde et pouf. Un moment, un instant et padapouf ! La vie est faite d’imprévu qui vous détruise parfois en moins de temps qu’il ne le faut pour dire : Ouf !Le printemps arrivait à Sydney, l’on pouvait déjà voir les arbres fleurir à nouveau et le soleil commencer à briller de plus en plus dès les premières heures matinales. Je n’avais pas pour habitudes de bien dormir pour l’instant enfin depuis que Lena était à l’hôpital et que je refusais encore d’y aller mais pourquoi ? J’avais peur… mais de quoi ? Je n’en savais pas vraiment les raisons mais parfois la peur n’a pas de raison, la peur est et restera mais n’a pas besoin de motif. La peur est parfois aussi inconsciente mais là, j’étais consciente. Au boulot depuis 7 heures du matin, je n’étais pas vraiment des plus fatiguée et non en fait… je carburais au café et je pétais la forme. Profitant alors d’être à l’hôpital… j’étais dans l’ascenseur menant à l’étage de Lena en montant et descendant sans cesse pour savoir : j’y vais ou je n’y vais pas ? Je soupirais doucement en remontant un peu la bride de mon sac sur mon épaule et regardant autour de moi en me disant que je devrais faire comme à chaque fois que je rentre du boulot. J’étais venue bosser à pied, pour quelle raison ? J’avais prêté ma voiture enfin elle était plus vite au garage pour la vérification et tout ça. Je sortais alors de l’hôpital en souriant rapidement à une amie à Lena qui lui rendait surement visite avant de partir comme une voleuse enfin pas vraiment car c’était là que je bossais mais surtout je n’avais rien volée. Je m’en voulais aussi un peu de ne pas être là pour elle mais je briserais ma glace une fois que j’irais mieux… un jour ! J’appelais alors un taxi tandis que mon téléphone sonnait avant de le décrocher rapidement et froncer les sourcils… « Allo ? », je remarquais que c’était le numéro de la chambre de Lena après 3 minutes en soupirant doucement et n’entendant personne au bout du fil, je devenais dingue. « Je passerais demain ! », disais-je rapidement avant de raccrocher aussitôt sans vraiment me demander si je passerais surement demain ou pas mais une promesse ? C’est une promesse et c’est fait pour être tenu. Je les tenais toujours. Cela n’allait pas changer de sitôt ! Je souriais à l’homme du taxi qui me regardait dans le rétroviseur alors que mon visage et mes expressions étaient tel un ascenseur émotif en passant du sourire à la moue et d’un soupire en deux ou trois mouvements. « Ça va, mademoiselle ? », disait-il en me souriant alors que j’haussais les épaules. « Oui, ça va enfin autant que cela peut aller. », on sait tous que les chauffeurs de taxis et les barmans font de bons psychologues et parfois ils sont plus métaphoriques. « Ou allons-nous ? », disait-il en me souriant. « Darling Hurst, au commissariat ! », finis-je par dire. Je ne m’étais même pas rendue compte que je prenais du retard à dire où il devait m’amener et de suite, je regardais mon portable rapidement en hésitant longuement pour envoyer un message pendant que le taxi roulait. Il allait et venait de rue en rue comme ça avec sa petite voiture jaune (et rouge à petit pois). Je n’aimais pas vraiment le taxi enfin je n’aime pas vraiment ne pas connaitre le chauffeur car étant maladroite et douée pour les accidents… j’aimais être en voiture avec une personne de confiance en connaissant les risques d’une mauvaise conduite. Je me hâtais à sortir de la voiture en payant ce que j’avais à payer à ce charmant chauffeur qui ne devait même pas dépasser les 20 ans. Ce métier étant étrange enfin conduire en bossant enfin plusieurs heures de la journée. Je les plaignais même si je me dis : quand on aime… on aime et comme j’aime mon métier aussi morbide soit-il… Certains pourraient ne pas aimer mais moi, si ! Je descendais alors en lui disant bonne soirée et surtout merci car même si je le payais... je n’oublierais jamais de remercier. Logique ! Je regardais alors l’établissement de haut en bas et finissais par rentrer. Je ne venais pas souvent pour des raisons personnelles mais surtout pour le boulot et changer la situation était un peu perturbant. Entrant alors je voulais absolument savoir ou en était cette enquête pour Lena et je ne voulais pas que le dossier reste dans une boite comme celui de la mort de ma mère. Je ne voulais pas que l’on lésine sur un seul détail. J’avais réussi aussi à faire un portrait-robot, tout allait bien et j’étais même prête à faire tout ce qu’ils voulaient pour faire avancer cette fichue enquête. J’entrais alors en ouvrant la porte en verre pour aller directement vers le bureau des personnes chargées de l’enquête. J’étais déjà venue mais personne ou porte close au bureau de ce jeune inspecteur. Je frappais alors doucement dans l’attente d’une réponse mais c’est à ce moment-là que la porte s’ouvrit et que je souris presque gênée de peur de dérangée, oui… une peur… la peur ? Elle m’habite en ce moment. Colocataire de ma tête dans ce qu’on appelle « mon subconscient ». Je penchais alors doucement la tête en arquant un sourcil. « Oups… j’ai le chic pour tomber au mauvais moment. Bonjour ! », disais-je en gardant mon sourire même si j’étais un peu mal à l’aise face à cet inspecteur pour une raison : j’avais l’impression qu’il ne m’aimait pas et se montrait distant. Moi qui suis sacrement sociable… c’était difficile à supporter. • • • • • • • • • • • • • • • • • 
PANDORA STAM ♥ « MAN ! I FEEL LIKE A WOMAN !» Let's go girls ! I'm going out tonight, I'm feelin' all right. Wanna make some noise, really raise my voice. Yeah, I wanna scream and shout. No inhibitions, make no conditions. I ain't gonna act politically correct. I only wanna have a good time. The best thing about being a woman. Is the prerogative to have a little fun and... Go totally crazy, forget I'm a lady. Get in the action, feel the attraction. The girls need a break, tonight we're gonna take. I get totally crazy. Can you feel it. Come, come, come on baby. I feel like a woman ! |
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✔ AGE : 26 ans ✔ JE SUIS NÉ(E) LE : 25/12/1985 ✔ HUMEUR : Plutôt bonne ✔ SURNOMS : Mick, Miky, ✔ LA CITATION : Le passé n'est jamais simple, le présent est souvent imparfait, et le futur est toujours au conditionel.
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 | Sujet: Re: Le sang fini toujours par relier | Mike Sam 1 Oct - 23:25 | | | Un mois, cela faisait maintenant un mois que j'étais monté du grade de policier au grade d'inspecteur. Cette promotion était ce dont j'avais rêver depuis que j'étais arrivé à Sydney, et avec mes collègues je l'avais fêté dignement, et même plus! Peut être un peu trop d'ailleurs. Ce métier, je l'ai, je pense, un peu toujours eu dans le sang. Depuis presque quatre ans maintenant que j'y suis, et au fil du temps, ce boulot me passionné de plus en plus, surtout depuis que j'ai été promu. Ce genre de moment, ces moments de joie, font le plaisir du métier, mais ce que j'ai toujours préféré, ce sont les sourires des gens que l'on arrive à sauver, parfois in-extremis, d'une catastrophe, d'une horreur. Ce sourire là compense toutes les fois où l'on assiste impuissant au résultat d'un malade, d'un criminel ou autre. La première fois que j'ai du placer un périmètre de sécurité d'une scène de crime avec du sang, je n'avais pas pu m'empêcher de vomir. Et plus tard dans la journée on s'était un peu moqué de moi, moi le bleu à ce moment là. Et grâce à celui que je considère un peu comme mon mentor dans la police, grâce à lui j'avais vite compris que le meilleur allié d'un policier, son plus fidèle ami, son plus fervent complice, c'est la culpabilité des gens, leurs remords. Si on arrive à bien la toucher chez la personne, si elle en a, elle craque.
Je m'étais levé ce matin, avec trop peu d'heures de sommeil, avec la même obstination que tous les six derniers matins, cette affaire d'agression qui me tenait tant à coeur, au point que j'avais demandé au commissaire de me donner l'affaire pour une raison que je m'étais retenu de lui donner, la raison qui avait fait que j'étais venu m'installer à Sydney. La personne qui s'était fait agressée était en fait ma demi soeur, l'une des deux demi soeurs à qui j'ai envoyé une lettre il y a cinq ans déjà. Et Léna, la plus petite des deux, celle qui s'était fait agressé par un déchet de l'humanité le jour même ou je reçu une réponse à ma lettre dans laquelle je lui disais que j'étais son frère et que j'aurais aimé la rencontrer. Cette ordure ne s'en sortirait pas si facilement, je comptais bien lui faire très amèrement regretter ce qu'il a fait. Je me réveillais donc avec cette déception en tête, celle de regretter de piétiner dans cette enquête qui me tenait tant à coeur. Après avoir fait tout mon petit rituel du matin, me doucher, m'habiller, et prendre sur la terrasse de mon appartement des croissants avec un café et une cigarette, le triple C comme je l'appelle parfois pour rire.
Habillé de mon pantalon bleu marine en jeans, un t-shirt noir à manche courte, un veston noir et des chaussures de sport noires; je me rendis au commissariat à vélo, cela me faisait mon sport matinal. En une petite demi heure, je fus sur mon lieu de travail ou après avoir rapidement salué mes collègues déja présent à une heure si matinale, c'est à dire huit heure et quart du matin. Je me mis ensuite directement au travail dans cette enquête qui durait depuis une semaine maintenant. Je devais voir plus tard dans la journée un indic' que j'avais réussi à convaincre de se montrer pour pouvoir lui poser des questions. Au moment où j'allais demander une agrapheuse pour le dossier à un collègue. Et alors que j'étais devant la porte, j'eus un petit sursaut en voyant une personne juste derrière la porte au moment où je l’ouvris. Et ce n'était pas n'importe qui, c'était Pandora Stam, la soeur de la fille concernée dans mon enquête et le médecin légiste de la police, mais surtout ma demi soeur qui ne connaissait pas notre lien de parenté! J'essaya de rester calme et distant avec elle comme toujours, pour éviter qu'elle ne se doute de quoi que ce soit, car je refuse et refuserai toujours d'entrer dans sa vie sans son consentement. Je lui répondis donc:
Bonjour Docteur Stam, entrez. Que puis-je faire pour vous aider? |
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 | Sujet: Re: Le sang fini toujours par relier | Mike Dim 2 Oct - 15:27 | | | La famille, c’est quoi ? Si ce n’est un groupe de personnes qui ont des parents en commun ou simplement des personnes qui ont du sang en commun. Pourtant le sang des familles n’a pas toujours le même groupe. Cela reste étrange ce mot « Famille ». Quand on se marie, on dit qu’on forme une famille pour y accueillir enfant et vie pour avoir un foyer. La vie était-elle trop simple et trop parfaite pour que ma famille souffre à chaque coup. Je me dis souvent de ne plus dire que tout va bien car c’est quand on baisse la garde et qu’on ose dire « Ça va bien se passer ! » que tout dérape. On se porte malheur comme quand on souhaite bonne chance. Au fond, pourquoi je raconte tout ça ? Parfois vous n’avez pas cette fichue impression que tout allait devenir néant à l’espace de 5 secondes ? Que vous perdrez la personne à laquelle vous tenez ? Ou que votre famille va s’effriter comme un morceau de sucre après un petit passage dans une tasse de café ? Moi, si. Cette impression vit en moi comme ma conscience… bonne ou mauvaise. Me retrouver dans le centre de police pour une raison totalement personnelle était étrange pour moi, je n’y étais plus venue pour cette raison depuis en fait : la mort de ma mère. Un soir, dans mon pyjama quelques jours après mes 10 bougies. « Joyeux Anniversaire et quelques jours, ta maman est morte »… c’est génial, hein ? Je regardais autour de moi en inspectant et voyant tout sous un autre œil. L’œil du docteur légiste qui vient là pour une affaire ou déposer des dossiers paraissaient totalement différent que l’œil de la personne qui passe pour des informations importantes afin de coincer un méchant mais un méchant qui n’a pas fait de mal à n’importe quoi mais à ma sœur. La personne qui compte le plus pour moi depuis que nous avions perdus maman. Celle que je voulais protéger et à qui je voulais empêcher les souffrances. Celle que je voulais protéger de toutes les atrocités du monde et surtout que je voulais maintenir loin des bêtises de la vie humaine. Je ne voulais pas qu’elle fasse des erreurs mais elle était humaine, elle en faisait. Enfin elle est toujours humaine. Je regardais cet inspecteur, séparé de l’entrouverture de la porte et surtout face à moi alors que j’avais peur de déranger mais encore… enfin je ne savais pas vraiment mais j’avais une pointe d’angoisse. Ce sentiment qui dit : pars en courant. Je m’efforçais de garder contenance en souriant doucement et haussant une épaule légèrement alors qu’il venait d’utiliser le statut de docteur. C’était assez difficile de l’entendre car même au boulot, je ne voulais pas de ce statut, je n’aimais pas trop les « noms officieux ». Amicale, Pandy ou Pandorà suffisait au boulot. « Ce n’est point le docteur qui se présente, là ! », disais-je en souriant et pour autant directement dire directement que ce n’était clairement pas pour le boulot. Bon, il y a un fait que si je n’avais pas un peu mes repères, je ne saurais même pas allée jusqu’au bureau et j’aurais surement dû attendre, voir prendre un rendez-vous mais non… j’avais passé les étapes donc le docteur était peut-être un peu présent sans l’être pour autant enfin je me comprenais… « A vrai dire… Pandorà ou Pandy pour les intimes… je ne porte pas de blouses ! », rajoutais-je en riant un peu nerveusement. J’avais un peu le trac incompréhensible alors qu’on s’apprête à poser une question que l’on a sur le bout de la langue. Le genre de question qui est difficile à poser au niveau des mots. Je me comprenais car demander : « Et vous savez qui a agressé ma sœur pour en faire du chichekébab au milieu d’une ruelle ? », c’était un peu compliqué, non ?
« Pour m’aider… ? Je ne dirais pas vraiment ça mais j’aimerais seulement savoir s’il y a un peu de progrès dans l’enquête de ma petite sœur aussi infime… soit-il pour mieux dormir la nuit. », finis-je par répondre à la question avec un peu de retard mais la nervosité me bloquait un peu et haussant légèrement mon épaule gauche. Je me demandais aussi si je ne débarquais pas au mauvais moment, prête à déranger ce pauvre jeune homme qui devait bien avoir mieux à faire que s’occuper de la sœur d’une jeune femme agressée qui voulait juste poser des questions… peut-être sans réponse par ce qu’elle avait besoin de savoir qui haïr à sa place. « Je suis désolée… je dérange peut-être, vous avez surement mieux à faire que vous occupez de mes questions. », disais-je en montrant discrètement la sortie et me mordant les lèvres par nervosité et un brin de malaise. Je ne l’étais pas d’habitude et pourtant, là… si. Je ne savais pas comprendre ça mais peut-être devais-je le mettre sur le dos des relations étranges que j’entretenais avec cet inspecteur ? Et bon dieu, je devrais laisser la tâche de se renseigner de la progression à Gianni et donc rester au fond de mon canapé ou aller faire du shopping. Soyons sérieux… je ne suis pas du genre à rester sans rien faire. Je souris, sourire un peu forcé alors que je détournais les talons. « Désolée du dérangement… », je riais nerveusement sans même laisser le temps d’une réaction ou le temps tout court d’une seule parole car je me sais bavarde quand la nervosité pointe le bout de son nez. «… je vais retourner d’où je suis venue ! », je grimaçais un peu en marmonnant et m’éloignant. « T’es bizarre Pandorà, trop bizarre… un peu de couille… t’es partie ou ? Ton courage ? Envolé dans la corbeille à papa… ta ténacité ? Ton audace ? Ta spontanéité ? Ramènes-les sinon tu vas devenir zombie. », Parler seule ? Ah ben pourquoi pas ? Je me contentais, de juste marcher vers la sortie en soupirant doucement et m’arrêtant d’un coup pour faire demi-tour et inspirer un bon coup. Depuis l’agression, j’étais parfois étrange comme solitaire. Un loup enfin une louve solitaire qui se renfermait comme une coquille d’huitre dès que le sujet menait vers : Lena. Bien pire que pendant sa grossesse… bien pire que tout. Je revenais sans rien dire. « Désolée… je fuis la vérité ! », autant dire la vérité en disant que je fuis la vérité… d’une logique. Ce n’était pas facile pour personne et surement encore moins pour Lena, je le concevais. • • • • • • • • • • • • • • • • • 
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 | Sujet: Re: Le sang fini toujours par relier | Mike Mer 5 Oct - 18:14 | | | Si on m'avait dit ce matin ce qui m'arriverait aujourd'hui, je n'y aurais certainement pas cru. En fait non, c'est n'est pas vraiment ca, je pense que je n'aurais pas voulu y croire, toute la différence est la. Déjà qu'il était assez difficile comme ça pour moi de travailler avec ma demi soeur qui ignorait notre lien de parenté, je la voyais très régulièrement et chaque fois que je la revoyais, j'adoptais la même défense pour ne pas qu'elle se rende compte de ce que je savais: rester distant et froid avec elle. Mais elle avait beau ne pas le savoir, cela ne m'empêchait en la voyant de ressentir jusque dans mes tripes ce lien que nous partagions involontairement, et dans son cas en plus inconsciemment. Je ressentais que si jamais quelqu'un osait vouloir ou essayait de lui faire du mal, je serais le premier à réagir de manière très violente et radicale, tout comme je le ferai en trouvant qui avait agressé mon autre demi soeur et qui l'avait couvert de coups comme un sauvage.
Pandora avait donc toqué à ma porte au moment ou je voulais l'ouvrir, et je l'ouvris d'ailleurs pendant qu'elle frappait dessus. A peine avait elle ouvert la porte et à peine avais-je eu le temps de la saluer et de lui demander ce qui l'amenait ici qu'elle mit directement le point sur le fait qu'elle était ici pour des raisons personnelles, cela n'en devenait que plus troublant et stressant pour moi. Et après cette phrase qui avait tout de suite donné le ton, elle me dit de l'appeler par un de ses surnoms, ce qui ne me dérangeait pas, sauf en prenant en compte ma stratégie de défense face à elle. Elle ne tarda pas à me dire ce qui l'amenait ici personnellement, c'était en fait pour se renseigner sur l'avancée de l'enquête de l'agression de sa soeur, ou plutot de notre soeur devrais-je dire, mais j'aurais évidemment du m'en doute. C'était évident qu'elle finirait par venir personnellement.
Mais à mon grand étonnement, je n'eus pas le temps de lui répondre qu'elle me dit qu'elle pensait déranger, et qu'elle allait me laisser. J'aurais bien essayer de la rattraper pour l'empêcher de partir et lui données toutes les infos sur le dossier, mais je préférais la voir partir. Tout en marchant vers la porte, je l'entendis marmonner pendant un temps, parler toute seule, elle commençait à réellement m'inquiéter. Et puis elle revint vers moi en parlant qu'il ne fallait pas fuir la réalité, je ne pouvais pas après avoir vu à quel point elle était dans un état difficile à cause de l'agression de sa soeur ne rien lui dire. Tout en gardant la même attitude un peu froide et distante, je me mis à lui expliquer.
Je comprend bien que pour vous cela doit être difficile à vivre et même plus qu'elle ne pouvait le croire. Pour le moment, après avoir stagné pendant plusieurs jours après avoir exploité des pistes qui se sont avéré infructueuse, j'ai une nouvelle piste sur laquelle je suis depuis hier qui pourrait être concluante. Mais ca je ne peux pas vous le dire pour le moment. En tout cas, je vous donne ma parole que je fais absolument tout mon possible et même encore plus pour retrouver le responsable de cet acte de pure barbarie. Et vous serez bien évidemment la première à en être informée, vous avez ma parole.
En m'exprimant, même avec tous mes efforts je n'avais pas pu caché totalement dans mon comportement à quel point cette enquête me tenait à coeur. Je ne m'en rendis compte qu'une fois que j'eus fini de lui parler de l'enquête. J'espèrais que cela ne m'amènerait pas à ce dont j'avais le plus peur...devoir lui avouer notre lien de parenté, même si je savais qu'à un moment ou l'autre je serais bien obligé de leur en parler, surtout en travaillant avec l'une des deux. |
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 | Sujet: Re: Le sang fini toujours par relier | Mike Jeu 6 Oct - 1:11 | | | Partir et revenir plus tard quand il ne serait pas occupé ? Je savais que c’était peine perdue car à la police… on était toujours occupés. On ne s’en rend pas compte en lisant les journaux mais partout et toujours : il y a un mort, un blessé, un violé enfin je dis « un » mais ça compte pour le féminin. Hummm… le masculin l’emporte toujours, fichue règles alors que les femmes sont souvent les plus touchés mais les plus toucheuses aussi. On ne voit pas vraiment que les plus grandes criminelles sont parfois des femmes car on le cache. Non mais vous croyez vraiment que Ben Laden est un homme ? Vous n’avez pas vu ses cheveux ? On dirait Madonna. Roh, je taquine, hein ? Je restais donc là en venant de faire mon spitch et partir et revenir comme une girouette qui ne tenait pas en place. Comme moi en fait, j’étais comme ça mais refuser d’aller voir Lena était difficile surtout après ce qu’elle m’a ramenée cette histoire de lettre en mémoire alors qu’elle venait juste de se réveiller. Je l’avais oubliée et j’avais carrément tout oubliée et encore là, je rangeais ça dans le coin de ma tête. Je ne connaissais pas le prénom de cet inspecteur d’ailleurs, ahah ! Voilà tout, je connaissais juste son nom comme l’on appelle un inspecteur d’ailleurs. Je l’écoutais donc faire son récit en pensant surtout à ma sœur à cet instant ou plus vite : comment elle vit tout ça ? Moi, je m’en fichais bien de savoir comment je vivais quoique ce soit depuis que je suis toute petite. Les autres comptaient avant moi. Tout le monde comptait avant moi surtout Gianni et Lena. Qui ne compte pas plus que l’homme qu’on aime et notre petite sœur ? Ou même mon père malgré ses absences, il comptait pour moi. Oh est Zara aussi car sans ma meilleure amie, je ne suis rien. J’hochais doucement la tête alors qu’il me disait que c’était difficile à vivre mais pourtant bien plus pour Lena et je le savais mais apprendre que l’affaire stagnait était compliqué pour moi car je ne voulais pas qu’elle stagne et chuchotant doucement… « Mes portraits robots ne servent à rien ! », sans pour autant couper la parole mais c’était plus vite une pensée à voix haute qu’autres choses… comme si je notais au coin de ma tête. Il ne pouvait rien me dire et je grimaçais doucement en espérant que je pourrais au moins soutirer une info mais on sait tous que j’aime fouiner dans les dossiers et que je pourrais donc chercher justice comme une wonderwoman alors que je n’en suis pas une. Chercher des réponses, j’adorais ça. Je l’écoutais alors au final assez surprise car il semblait prendre l’affaire trop à cœur ce qui me surprenait. Oui, je le sentais et cela me perturbait car nous n’avions jamais été proches et je ne voyais donc pas le rapprochement. « Alors… elle vous a dragué avec ses beaux regards angéliques et tout ? », disais-je en riant car ma sœur savait pertinemment séduire les hommes sans le vouloir car elle en avait souvent à la pelle comme Lukas d’ailleurs. Bon d’accord, c’est un bébé mais on a compris. « Je ne peux pas avoir une maigre piste ? Je ne veux rien tenter mais je veux juste savoir que ça avance réellement. », je le voulais vraiment que l’on coince ce salopard et mettant donc tout ce que j’avais pour obtenir une réponse… j’optais pour mes yeux d’anges et tout mignon comme je savais que Gianni y cédait à chaque fois, je me devais de tenter avec lui aussi. Qui ne tente rien ? N’a rien et je ne connaissais pas ses talons agiles. « Des biscuits peut-être ? », disais-je en sortant un paquet de mon sac. « On m’a dit qu’ils avaient une bonne odeur de corruption ? Je veux des réponses… », je faisais une petite moue et tout ce que je pouvais faire avant d’entendre un gars rentrer dans la pièce et frapper doucement pour nous regarder tour à tour. « Mike ? Je te dérange peut-être mais je me demandais, on fait quoi de la prostitué en cellule ? Elle ne peut rien apporter de plus. Elle était saoule ! », disait-il mais la seule chose que j’avais entendue était le prénom et je ne relevais pas car il devait bien y avoir des « Mike » partout dans la ville pourtant cela me restait dans la tête et je ne disais plus rien comme si cela m’avait cloué le bec… comme si poufff… coup de massue et plus de cerveau pour Pandy. « Un rapport avec ma sœur ? », demandais-je en tentant de changer de pensée… oui car je m’imaginais mal que cela soit mon frère enfin j’étais un peu parano sur l’instant et je ne devais pas l’être. Je riais doucement en le regardant et haussant les épaules. « En fait… vous ne m’aimez pas trop, hein ? », finissais-je par dire en souriant. Une façon pour moi de mettre un point sur ma pensée et surtout mettre un point sur nos relations. • • • • • • • • • • • • • • • • • 
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 | Sujet: Re: Le sang fini toujours par relier | Mike Sam 8 Oct - 14:21 | | | Je ne sais pas si j'aurais accordé autant de temps à quelqu'un de la famille de la victime que Pandora. Mais comment pouvais-je être impartial quand la personne proche de la victime est à la fois une collègue et une soeur? Je ne le pouvais pas, voila tout. En la voyant devant moi, je ne pouvais m'empêcher de penser à cette lettre stupide que je lui avais envoyé, il y a déjà cinq ans... J'aurais pu et je pourrais lui en vouloir de ne pas m'avoir répondu, mais je comprenais qu'elle ne veuille pas d'un frère qu'elle n'a jamais connu. Cette situation était très compliquée pour moi, car je voulais l'aider, de tout mon coeur, lui expliquer ou j'en étais dans l'enquête. Mais si je me rapprochais trop d'elle, elle risquerait de remarquer mon comportement étrange. Et je ne voulais absolument pas qu'elle découvre que c'était moi, j'aurais peur qu'elle se sente obligé de m'accepter dans sa vie. En fait non, ce dont j'avais le plus peur dans cette situation, c'était d'être rejeté...une fois encore... C'était ma plus grande peur, et jamais je ne pourrais le supporter que les deux soeurs, la seule famile qui me reste, me rejette. Cette idée me faisait déprimer à un point que peu de gens peuvent imaginer. En fait non personne ne pouvait savoir, personne ne pouvait savoir à quel point l'idée d'être abandonné pouvait me paralyser de peur.
J'entendis Pandora faire un commentaire, je continuai à lui expliquer le dossier et ou j'en étais dans l'enquête. Etre face à elle me mettait dans un état...incompréhensible. Je ne savais jamais comment réagir face à elle, elle m'intimidait. Et pour contrer cela, je m'étais mis depuis quasiment le début à jouer la garde de l'homme distant et un peu froid avec elle. Une fois que je lui avais tout expliqué, elle voulut savoir si sa soeur m'avait dragué, je ne pus me retenir d'avoir un rictus amusé par cette idée un peu folle. Elle avait remarqué que je m'investissais beaucoup dans ce dossier, ca je n'avais pas réussi à le cacher. A cause de cela, je savais que le commissaire se posait des questions comme si je ne connaitrait pas personnellement la victime par exemple. Je lui répondis directement pour éviter tout quiproquo.
Non votre soeur n'a pas jouer de ses charmes avec moi, c'est juste que ca fait maintenant plusieurs années que j'habite dans le même quartier qu'elle, et qu'il me tient à coeur de protéger et d'apporter justice à mes concitoyens, et encore plus à ceux de mon propre quartier.
Après lui avoir dit ca, elle me supplia de lui donner une piste, ou en tout cas quelque chose, pour qu'elle sente que l'enquête avance. Je ne pouvais normalement rien lui dire vu qu'elle connait personnellement la victime, et pas qu'un peu! Je me mis donc à lui rappeler cela.
Ecoutez, normalement je suis censé ne rien vous dire à propos de l'enquête. J'accepte de vous donner des infos car vous êtes à la fois une collègue, et la soeur de la victime qui veut que justice soit rendue. Et je comprends tout à fait, mais je ne peux pas faire plus, et vous le savez.
Cela me faisait mal de devoir lui refuser, mais j'y étais bien obligé. A trop lui dire, je risquais ma place, moi qui n'était inspecteur que depuis un mois seulement, je me devais d'être irréprochable, ou presque. Un bleu qui fait des erreurs ça peut passer, mais du moment que ce n'est pas grave. Elle se mit alors à essayer de me corrompre avec des biscruits, c'était ridicule, mais cela me faisait rire, je laissa échapper un petit rire, amusé de ce manège. Je la regarda en reprenant mon sérieux sans dire un mot et au moment ou j'allais lui dire quelque chose un collègue rentra pour me demander ce qu'on faisait de la prostituée saoule qui était en cellule. Je lui expliqua avec un air un peu ahuri.
Ben, j'en sais rien, je suppose qu'on la libère, mais demandes au commissaire avant. C'est lui qui décide de ce genre de chose.
Pandora me demandât s'il y avait un rapport avec sa soeur. En effet il y en avait un, un petit, mais il y en avait un, je lui expliqua alors.
Oui, nous essayons de nous renseigner auprès des laissés pour compte, ce sont ceux qui voient le plus de choses dans la ville, et sont donc les plus susceptibles de savoir quelque chose.
Elle me donna le coup de grâce en me demandant si je ne l'aimais pas. Comment arriver les deux pieds entier en plein dans le point sensible où il ne fallait pas aller. Parce que bien sûr que je l'appréciais! Mais si je restait distant c'était pour me protéger. Je mis donc un temps à lui répondre en essayant de passer outre cette remarque qui m'avait fait particulièrement mal.
Non, ce n'est pas ça, je vous apprécie pour votre travail et votre sympathie, mais on ne se connait pas beaucoup, et j'ai des difficultés à m'attacher aux autres personnes autour de moi, voila tout.
J'avais du mal à garder le contrôle de moi pour rester calme. J'espèrais qu'elle ne remarquerait rien, mais de toute facon, je le verrais bien assez tot si jamais elle remarquait que j'avais un comportement étrange. |
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 | Sujet: Re: Le sang fini toujours par relier | Mike Sam 8 Oct - 17:10 | | | Je riais doucement en l’entendant dire que Lena n’avait pas jouée de ses charmes et cela me rassurait un peu enfin vraiment un peu, hein ? Je me demandais ce qu’elle avait fait alors avant d’entendre qu’il était juste attaché à l’enquête par ce que nous étions voisins. J’hochais doucement la tête en me disant que je le savais mais je ne savais pas si la raison était « acceptée » car les voisins on ne leur parle pas vraiment… ils sont des citoyens comme les autres enfin je pouvais comprendre car si une voisine mourrait et se retrouver à la morgue… j’aurais plus de difficultés car dans un sens… ce n’est pas réellement une personne inconnu mais là, j’étais dans le doute. Je ne laissais rien paraitre pour ne pas qu’il soit mal à l’aise mais je trouvais tout de même ça un peu étrange sur l’instant. Un sentiment qui s’évanouissait rapidement pour rentrer dans une petite boite et n’être qu’un sentiment au fond. « Je sais, on a le même itinéraire pour nos joggings enfin c’est gentil de prendre soin de vos voisines ! », disais-je en souriant et secouant doucement la tête amusée enfin même si j’étais un peu dans le doute. J’avais beau être une menteuse totalement nulle mais pourtant là, je faisais gaffe à ne rien montrer. « Superman.. », rajoutais-je rapidement en souriant et passant donc à la suite tandis que je ne pouvais pas avoir de détails avec une moue et des yeux de chiens battus qui restaient bien ouvert en entendant que je n’aurais rien. Je savais que ce n’était pas conseillé pour qu’il garde sa place mais pourtant je ne contrôlais rien là. Je voulais juste savoir tout ce que je pouvais savoir pour aider ma sœur et le reste ? Je ne voulais rien du reste. Enfin je voulais aider ma sœur, c’est tout. Je me couperais en 4 pour Lena voir 8… 15… 20 en fait, je ferais n’importe quoi pour ma petite sœur. Mon petit manège avait l’air de l’amuser et m’amusait aussi à la fois car j’avais un besoin fou de rire. Je riais mais cependant ce n’était jamais pareil. Gianni et Kaya m’y aidait et malgré eux en étant juste : eux-mêmes surtout Gianni et ses taquineries à deux francs enfin parfois elles sont plus qu’à deux francs ! J’étais alors surprise quand un collègue venait nous interrompre toujours avec la boite de biscuits en main et finissant par en prendre un surtout par ce que j’avais besoin de m’occuper l’esprit et la tête, à l’instant. Surprise du prénom… utilisé, je restais de marbre au début avant de subtilement en venir à cette prostitué et froncer le nez doucement à sa réponse pour finir par hoche la tête. « Ah d’accord… ce n’était pas seulement pour le plaisir des yeux alors ? », disais-je d’un ton un peu taquin mais avant tout pour me détendre moi-même et par ce que j’étais comme ça à prendre tout à la rigolade quand je n’allais pas bien ou que j’étais plus tristoune. Une façon de se montrer forte alors que l’on ne l’est pas du tout car cela montre justement ma faiblesse. Je venais donc de demander s’il ne m’aimait pas trop pour mettre un point sur ce qui se passait dans ma tête et cette histoire de prénom ! Sa réponse à cette question me surprit de plus alors que je tentais de faire le point dans ma tête. « Donc… vous m’appréciez pour mon travail et ma sympathie. Nous vivons aussi dans le même quartier mais on ne se connait pas donc on se connait un peu plus que pour le cas de ma sœur et vous vous donnez cœur et âme dans cette enquête par ce qu’elle est du quartier… très logique. », je riais en fronçant les sourcils doucement et penchant ma tête sur le côté et le regardant. Oui, je le taquinais un peu mais taquiner ne fait jamais de mal, non ? Je ne savais pas si je devais croire cette histoire ou croire qu'il ne m'aime pas ou m'aime tout simplement. J’hésitais longuement et fronçais les sourcils en réfléchissant et me demandant longuement si son prénom et tout cette histoire avait un rapport avec cette lettre puis ses réactions, ses réponses… cela me perturbait et je l’imaginais pendant un cours instant être « ce fameux frère ». Je prenais alors mon biscuit, un de plus… oui manger quand je suis nerveuse… et pourtant je ne mange pas quand je suis triste… vive la contradiction mais je ne m’en rendais pas vraiment compte car ça occupait mes doigts qui pouvaient faire du n’importe quoi parfois. Je le regardais toujours avant de détourner mon regard et rire un peu. « C’est idiot… pendant un instant j’ai cru que vous pourriez être mon demi-frère. », lâchais en roulant des yeux convaincue que je déraillais mais totalement là car si j’étais lui et le fait que j’ai carrément oubliée sa lettre… je ne voudrais même pas entendre parler de moi enfin je me comprends et je m’en voulais peut-être un peu de cette histoire car c’était seulement pas le moment ! Mais là, à part Lena… je pouvais dire que j’étais heureuse et puis j’avais un peu toute ma tête… pas de morts à enterrer dans mon entourage… l’amour, oh voui l’amour. On ne peut pas dire que je ne suis pas amoureuse, je sens l’amour à des kilomètres avec mes yeux qui brillent une fois que je pense à ce charmant italien qui fait un excellent petit copain. « Désolée… c’est idiot ! », disais-je en soupirant doucement et le regardant en affichant un léger sourire. « Je ferais mieux d’aller penser et raconter des idioties plus loin… en gros… je sors avant de penser que vous êtes la réincarnation de mon grand-père ! », je rigolais en le regardant et rougissant car sur le coup, je ne savais même plus ou me mettre enfin oui, j’étais peut-être un peu folle. J’étais gênée et j’allais vers la porte en montrant la sortie. « Je connais la sortie, merci beaucoup ! », finissais-je par dire en inspirant un bon coup et expirant tout en sortant du bureau et passant la main dans mes cheveux. Je marmonnais doucement « Imbécile ! », alors qu’un homme me bouscula et me sourit… « Excusez-moi ! », disait-il alors que je ramassais la pile de dossier qu’il avait fait tomber en riant. « C’est rien, j’ai la tête ailleurs ! », disais-je en lui donnant les dossiers et souriant. « Bonne journée. », je continuais donc ma route… en sortant du commissariat et commençant à lever ma main pour rappeler un taxi. • • • • • • • • • • • • • • • • • 
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 | Sujet: Re: Le sang fini toujours par relier | Mike Dim 9 Oct - 21:08 | | | Tout en lui parlant, je n'arrêtais de me demander comment est ce que je pourrais lui expliquer que je suis son demi-frère sans la brusquer non plus! Ce n'était pas simple surtout pour moi qui n'était vraiment pas doué pour ce genre de choses, en fait je crois que personne n'est doué pour cela. Ça aurait été pratique s'il existait un manuel ou des cours privés: "comment faire bien passer une révélation fracassante". Me retrouver devant Pandora n'était jamais facile, j'avais deux sentiments qui grossissaient dans mon coeur à chaque fois que je la voyais, deux sentiments qui allaient de paire. I l y a l'envie très forte de lui dire la vérité sur notre lien de parenté, et la peur d'être rejeté qui en découle. J'essayais de faire bonne figure devant elle, mais je me doutais bien que mon comportement et mes explications à propos, entre autre, de mon implication dévouée dans ce dossier, devaient lui paraitre louche. Elle me remercia de prendre soin de mes voisines, mais je me demandais s'il n'y avait pas une pointe de suspicion derrière cette phrase.
Je vis la déception dans ses yeux quand je lui expliqua que je ne pouvais pas lui donner plus d'infos. Cela m'attristait d'ailleurs de voir cela, mais je n'avais pas le choix. Peut être que tout aurait été tellement plus simple si je lui avais tout dit plus tôt, mais à chaque fois que j'envisageais d'aller la voir pour tout lui dire, une peur incommensurable m'envahissait, me donnant des difficultés à parler et à bouger. Elle fit un petit commentaire sur la prostituée qui était en cellule, comme quoi elle était étonnée qu'elle n'était pas en cellule que pour le plaisir des yeux. Cela me fit sourire, je ne pus me retenir, et je n'en avais pas l'intention de toute façon. Je lui répondis d'ailleurs pour la faire un peu sourire.
Ca aurait pu, mais non ce n'était pas que pour ça.
Après ma réponse à sa question de si je l'appréciais ou pas, elle réussit en quelques secondes à me faire comprendre qu'elle avait très bien compris que je n'étais pas sincère. Je fis quand même mon possible pour essayer de garder une once de plausibilité. Mais j'avais du mal à rester plausible avec mes excuses à deux francs cinquante. Et donc je ne réussis à lui répondre que ceci.
Pour moi c'est logique, mais je peux comprendre que ca ne le soit pas pour vous.
Après ca, je vis bien qu'elle restait penseuse tout en mangeant ses biscuits qu'elle m'avait proposé en me disant qu'ils avaient une odeur de corruption. Et après ce moment de silence, elle me dit une phrase qui me crucifia sur place. Elle m'expliqua que pendant un instant elle avait cru que j'étais son demi-frère, je ne répondis rien, ne sachant pas du tout quoi répondre, elle m'avait complètement pris à contre pied. Que pouvais-je bien lui répondre? Absolument rien, a part que j'étais bel et bien ce demi-frère. Mais je n'en avais pas la force, je me sentais quasiment paralysé de peur. Elle s'excusa après, en rajoutant que c'était idiot. Je lui dis juste
Ce n'est rien.
A ce moment, jamais je n'ai eu tellement envie de lui dire la vérité, j'en mourrais littéralement d'envie mais je n'y arrivais pas, a cause de cette peur qui me serrait le coeur et me nouait le ventre comme jamais auparavant. Et pendant que j'étais incapable de dire un son, elle me dit qu'elle allait partir, je ne réagis pas, et je sentais bien qu'elle se sentait bizarre, je devais lui dire. Mais je suis tellement nul que je n' y arrive pas, y arriverai-je seulement un jour? Il se passa environ deux minutes pendant lesquelles je m'apitoya sur mon sort, broyant du noir. Puis je ne sais pas ce qui s'est passé, mais j'entendis très clairement une voix en moi, probablement un élan de courage, me dire
Qu'est ce que t'attends? Fonces, c'est maintenant ou jamais, tu as déja perdu ta mère, est ce que tu veux encore risquer de perdre ta chance?
Je sortis en courant de mon bureau, et me mis à courir de toutes mes forces à travers les couloirs du commissariat en croisant quelques regards dans lesquels je vis leur interrogation en me voyant courir comme un dératé. Au moment où je sortis du batiment en voyant Pandora lever la main pour prendre un taxi je cria tout en reprenant plus ou moins mon souffle, tant que possible.
PANDORA! ATTENDS!
Après une dizaine de secondes pendant lesquelles je repris mon souffle, je lui dis avec des gouttes de sueur qui perlaient sur mon front, et les joues rouges.
Il faut que je vous parle de quelque chose, ca vous dirait d'aller au parc en taxi à deux, histoire de se ballader? |
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 | Sujet: Re: Le sang fini toujours par relier | Mike Lun 10 Oct - 0:16 | | | Il m’avait confirmé que la prostituée n’était pas pour le plaisir des yeux même si ça aurait pu mais au fond c’était amusant et j’en souris car les hommes… Tous les mêmes au fond, non ? Il y avait quand même une ambiance lourde incompréhensible car il m’était impossible d’y mettre un nom ou n’importe quoi. Je ne savais pas d’où venait cette tension à chaque fois que je me trouvais dans la même pièce que lui… c’était comme s’il ne savait pas comment s’accorder un comportement avec moi. Il paraissait à mes yeux même un peu méfiant, je me faisais peut-être des idées et j’avais peut-être tout ça dans ma tête… ou peut-être serais-ce une tension sexuelle ? J’en doutais mais je devais avouer qu’à un moment… je me l’étais demandée même si moi, je n’en avais clairement pas mais je ne pourrais d’ailleurs pas en avoir… enfin plus. Je venais de mettre un peu de malice sur sa réaction à ma question quant à savoir s’il m’appréciait qui me semblait quelque peu étrange. Je ne pouvais pas faire autrement que réagir de cette manière alors que je le regardais au fait qu’il trouvait ça logique et pas moi. « Oui, c’est encore plus logique pour moi comme ça », disais-je en riant avant de lever les yeux avant de retourner dans mes pensées et mes réflexions quant à cette coïncidence puisque pour moi cela en était une. Je n’aurais jamais imaginée que cela pourrait être lui. C’était totalement impossible dans ma tête alors que j’en rigolais en disant que j’y pensais et n’entendant pas de réaction de sa part, je me disais que j’étais idiote à lâcher des conneries, il devait me prendre pour une folle déjà qu’à mes yeux : il ne m’apprécie pas trop alors moi, je pensais m’enfoncer en m’excusant aussitôt et détournant les talons en me disant que « C’est rien » ? C’est encore toujours ce que disent les gens en général pour dire qu’en fait… ce n’est pas rien et je pouvais deviner les raisons enfin d’après moi, c’est juste pour rassurer comme quoi… non, non, on n’est pas folle enfin bref… je préférais partir avant de rougir comme une tomate et Dieu seul sait que je déteste rougir, oh oui. Quittant le bâtiment non pas sans difficultés… je voulais sortir rapidement pour une raison que j’ignorais mais peut-être ce qu’on appelle : la honte ? Oui, je voulais courir de honte par la bêtise que j’avais lâchée ou peut-être pour ma fuite peu… classe ? J’attendais donc mon taxi en levant la main pour en appeler un quand j’entendis mon nom. Je fronçais les sourcils tandis que le taxi arrivait et m’arrêtant donc dans mon avancée en étant surprise qu’il utilise mon prénom… enfin c’était nouveau.
Je m’en rendais bien compte et ça faisait même un peu peur enfin j’avais une vilaine impression là en penchant doucement la tête et fronçant les sourcils avant de regarder le taximan. « Deux minutes ! » signe que j’allais attendre et lui lançant le temps de respirer enfin reprendre donc souffle et me demandant s’il courre souvent l’inspecteur. C’était bizarre car quand il reprit, il me vouvoyait après m’avoir appelée par mon surnom… cela me paraissait étrange et totalement bizarre. Je ne savais pas vraiment comme le prendre en l’écoutant donc me proposer d’aller au parc pour me balader, je riais. « Hummm… ce n’est pas galant, hein ? », dans mon esprit… j’étais vraiment convaincue que cela ne pourrait jamais être mon frère. Peut-être un peu de déni de peur de changer un peu de mon quotidien ou simplement beaucoup car j’ai toujours été la grande sœur qui s’occupait de la petite sœur et une personne comme grand-frère même étant demi… me faisait « étrange » car je n’avais plus le même rôle… je passais d’un étage en dessous. Je n’avais même jamais eu de frères… c’est quoi ? Enfin, je savais ce que c’était mais je veux dire : ça changerait quoi ? Cela fait quoi d’avoir un frère ? J’imaginais un frère protecteur qui fliquerait Gianni quant à savoir : est-il bon pour moi et cela m’amusait depuis que j’avais retrouvé cette lettre que Lena venait de découvrir avant son agression. Je m’étais faite quelques films d’ailleurs. J’haussais les épaules en souriant… « Je ne suis pas célibataire, c’est surtout pour ça mais oui, j’accepte ! », je ne me doutais pas du tout à ce qu’il allait se préparer en montant dans le taxi et regardant le chauffeur. « Hyde park, s’il vous plait ! », disais-je en souriant doucement et regardant rapidement autour de moi, me disant que j’allais devenir dingue dans ce taxi et je ne savais que dire après les conneries que je venais de lâcher en me demandant pourquoi il m’avait rattrapé, il se passait tellement de choses dans mes pensées que je ne pouvais pas toutes les regroupées et laissant le chauffeur rouler.
Je restais calme et silencieusement en me demandant comment briser la glace et surtout pourquoi il m’avait rattrapé, une chose que je me refusais peut-être d’en trouver une vraie raison. Sans vraiment attendre, je le regardais et fronçais les sourcils. « Au fait… de quoi… voulez-vous me parler ? », demandais-je avec une pointe de curiosité et d’impatience mais surtout pour taire les petites voix dans ma tête qui se répétait pour dire du n’importe quoi et se demander : de quoi ? Du père noël ? De l’enquête ? De mon boulot ? De notre voisinage ? Du fait d’être mon frère ? Je bloquais très nettement sur cette réponse en ne voulant pas vraiment que ce soit ça. « Désolée… encore pour ce qui s’est passé… j’ai trop de choses en tête et il m’arrive de penser pour un rien et me faire des films. », j’haussais les épaules en regardant par la vitre totalement éblouie par la ville et surtout le parc qui n’était même pas à 5 minutes en voiture. • • • • • • • • • • • • • • • • • 
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 | Sujet: Re: Le sang fini toujours par relier | Mike Sam 15 Oct - 22:22 | | | La situation, ou je ne sais quoi, en tout cas, depuis que Pandora était là, je ne me sentais clairement pas à mon aise. J'essayais de faire semblant de l'être mais ce n'était pas facile à garder. Cela m'arrivait à chaque fois que j'étais dans la même pièce qu'elle, mais aujourd'hui, je le ressentais encore bien plus fortement. J'avais l'impression de sentir des poids de dizaines de kilogs sur mes épaules, et je sentais mon estomac se nouer et renouer encore et encore plus. J'essayais de rester face à elle le plus sérieux, et le plus vraisemblable possible, mais je voyais bien que cela ne marchait pas, et cela me mettait encore plus dans l'embarras. Je ne savais pas comment en sortir, avec cette culpabilité que je ressentais en étant face à elle, celle de ne jamais lui avoir dit en quatre ans que j'étais son frère, pendant quatre ans alors que j'habite dans la même rue qu'elle et sa soeur. Jamais je n'avais réussi à me décider à lui dire. Je voulais pourtant tellement lui dire, et pouvoir rattraper le temps perdu, mais j'avais bien trop peur. On peut me traiter de trouillard que je n'y aurais rien à y redire, vu que c'était véritablement ca le problème, la peur, la peur qu'elle me demande de rester hors de sa vie, qu'elle ne voulait pas d'un frère qu'elle n'avait jamais connu et jamais voulu. A d'innombrables reprises j'avais pensé dans ma tête comment cela se passerait le jour où je lui expliquerais notre filiation parentale. Mais comment aurais-je pu deviner que ca se passerait comme ca aujourd'hui en me levant de mon lit ce matin.
Après avoir frénétiquement couru pour la rattraper après qu'elle ait quitté mon bureau, je vis qu'elle demandit au taxi de patienter. Je ne pouvais plus attendre, je devais tout lui dire, lui dire à mon tour toute la vérité, tout comme ma mère, notre mère, m'avait tout raconté quelques mois avant sa mort. Elle me demanda si ma proposition n'était pas galante. Je lui répondis donc
Pas vraiment non.
A mon grand plaisir elle accepta, je remarqua son grand entrain en demandant au taxi de nous emmemener à Hyde Park, j'espérais qu'elle aurait le même une fois que je lui aurais tout révélé. En rentrant avec elle dans le taxi, c'était comme si j'étais parti dans une direction où il me serait impossible de revenir, quoi qu'il arrive, je ne pouvais plus me défiler. Et cette impression d'être dos au mur me mettait encore plus mal à l'aise. J'étais en train de réfléchir à comment je pourrais lui présenter cela, je ne savais pas du tout comment faire, les phrases et formules possibles se bousculaient dans ma tête et chacune était ou bien trop direct, ou trop longue, ou trop officielle, ou trop familière. Dans chacune d'entre elle, quelque chose n'allait pas. D'habitude je n'étais pas quelqu'un de cérébrale, je fonctionnais à l'instinct, ce qui faisait de moi un bon inspecteur, mais en ce moment j'avais l'impression que celui ci était aux abonnés absents. Après un assez long silence, elle me demandit avec hésitation ce dont je voulais lui parler, je lui répondis, avec la voix pleine d'angoisse
Je...je préfèrerais attendre...que l'on soit....là-bas avant d'en parler....
Jamais je n'avais été dans un tel état d'angoisse, de stress et de déboussolement. Tout se chamboulait dans ma tête, toutes mes pensées et mes sentiments ne faisaient qu'une tornade surpuissante en moi me faisant perdre presque tous mes moyens. Les quelques minutes qui nous séparaient du parc me parurent interminables. Je donna l'argent au taximan avant de sortir du taxi avec Pandora. Et en commencant à marcher dans le parc, je commenca à lui expliquer.
Ce dont je voulais vous...te parler n'est pas facile, comment dire, disons que...je ne suis pas très doué pour ce genre de choses. En fait cela fait maintenant cinq ans que j'ai appris quelque chose, et c'est de ce quelque chose dont je dois te parler. Si la vie n'en avait pas décidé ainsi j'aurais pu m'appeler non pas Mike Jones, mais Mike Stam...la lettre, c'était moi...
Je n'osais plus la regarder, cette peur qui m'avait empêché de lui avouer tout ca me serrait le coeur comme une tige de ronces, comme jamais elle ne m'avait serré le coeur! |
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 | Sujet: Re: Le sang fini toujours par relier | Mike Dim 16 Oct - 1:33 | | | Ce trajet en taxi pouvait paraitre bien classique et simple en apparence. Un trajet comme un autre agréable mais en fait, non. A sa réponse pour mes questions… mon cœur s’accélérait et pour une raison que je ne comprenais pas d’ailleurs tandis que je cherchais que comprendre à ce qu’il voulait me dire. Je paniquais un peu sans vraiment savoir ce que je devais penser ou à quoi m’attendre. Je regardais rapidement le parc approcher et je sentais un peu la tension qui s’installait dans ce taxi. Je ne savais pas comment la prendre ou réagir. Devrais-je partir en courant par la fenêtre pour respirer de l’air sain ? Car ce n’était pas sain de se sentir aussi mal. « D’accord ! », disais-je simplement pour acquiescer le fait qu’il voulait attendre qu’on y soit mais je me disais : y arriverons-nous un jour ? Je fronçais les sourcils en sentant soudainement que le taxi s’arrêtait en me disant… Ouf de l’air frais. Je n’étais pas claustrophobe ou tout ce que vous voulez à m’imaginer tentant de devenir folle pour sortir de ce bazar jaune avec ses trucs noirs enfin un taxi quoi. Je sortais donc et commençant ma marche dans le parc qui était si joli enfin pas le plus beau de la ville mais ce lac et les enfants qui courraient dans tous les sens en jouant puis les petits couples sur des bancs ou bien sur l’herbe à manger un petit pic-nic étaient tous mignons à se bécoter quand ils sont ados pour des « pelles » comme dirait l’argot bien vulgaire que je déteste ou alors les plus âgés qui se contente d’un câlin tout mignon et d’une étreinte dans l’herbe. Je me demandais quand on arriverait au sujet tandis qu’une petite fille passait devant moi comme une flèche en m’arrêtant dans ma marche tandis que je l’écoutais rapidement et me disant qu’elle choisissait son moment. Elle partait aussitôt prés de ses parents peut inquiéter par l’hyperactivité de la fillette. Je l’écoutais en me rendant compte qu’il avait du mal avec les « vous » et les « te », le pauvre. Je souriais d’ailleurs doucement car c’était un peu amusant, un tout petit peu mais c’était mon instinct taquin qui se relevait dans cette situation. Je pouvais même m’entendre rire de nervosité alors qu’il laissait planer le mystère en disant qu’il n’était pas trop doué ce qui m’amusait mais me pétrifiait aussi dans un sens car je ne savais vraiment pas à quoi m’attendre même si au fond, j’en avais une petite idée. Entendant la fin et restant quelques fractions de secondes « incapable de laisser sortir un son, un moindre bruit… », je ne pouvais pas alors que je le regardais rapidement et regardais mes pieds ensuite pour laisser échapper un simple. « Oh… », tout léger et pourtant bien capable d’être entendu, il révélait un peu de surprise et pourtant pas tant que ça mais aussi un malaise assez perceptible car je me sentais mal de me retrouver face à la personne que j’avais surement blessé alors que je n’avais pas répondue à sa lettre. Je le regardais brièvement en souriant et penchant la tête, sourire un peu crispé sous la nervosité. « Alors… je ne suis pas si idiote et même très futée quand j’ai pensée… j’aurais surement dû faire inspecteur de police… », disais-je en riant nerveusement à nouveau car je ne pouvais qu’être nerveuse mais encore une fois, l’humour me sauvait. Je ne pouvais pas montrer de sentiments de malaise. Je ne voulais pas le montrer. Comme à mon habitude, je voulais me montrer forte et surtout pas faible. Je détournais mon regard sans un mot pendant un instant en me remettant petit à petit de mes émotions sans vraiment grand résultat, là… je voulais courir mais pas par fuite mais par culpabilité. Je ne savais pas comment agir, je n’avais jamais été confrontée à ce genre de situation et pourtant j’en ai vécue des situations compliquées mais là. Comment réagir ? « Désolée… », disais-je doucement en le regardant rapidement. « Désolée… est un mot que je dis souvent, peut-être de trop mais je pense que là, il peut enfin être bien placé car cette lettre… je l’ai lue… quand elle fut envoyée cependant je l’ai mise de côté et un peu oubliée ce qui n’était pas contre toi, non du tout. », j’haussais alors les épaules en le regardant dans les yeux et fronçant le nez doucement. « C’était moi, la vie n’était pas des plus sympathique avec moi à l’époque. », finissais-je par dire avant de baisser le regard vers mes pieds et regardant rapidement les 3 enfants qui jouaient dans un coin surtout le frère et sa sœur ce qui me rendait un peu étrange en me demandant si j’aurais pu vivre ce genre d’instant si nous savions tout depuis le début. Je marmonnais alors en soupirant légèrement. « Je sais que ce n’est pas une excuse puis je suis également désolée de ne pas savoir quoi faire là car je n’ai jamais vécue ça en fait, je n’ai jamais eue de frères ou même qui soit « grand » et j’ai toujours été habituée au rôle de grande sœur, là… », je grimaçais et le regardait. « Je ne sais plus vraiment si ce rôle avait un sens… », je me sentais en fait comme un tableau qui avait toujours dû être en noir et blanc mais pourtant était en couleur à cause d’une erreur d’un peintre ou le manque de noir et de bleu pour colorer les pinceaux. Je ne savais plus vraiment si j’étais une grande sœur ou si même je serais une bonne petite sœur car j’étais tellement maternelle que je laissais seulement Gianni prendre soin de moi. Je ne pouvais jamais laisser les gens s’occuper de moi. Je ne voulais pas et sauf lui, personne n’arrivait à me résonner. Etais-ce dans le rôle d’un grand frère ? Même d’un demi-frère ? Je n’en savais rien. « C’est comment dire… nouveau ! Je ne suis pas habituée aux nouveautés. Ma vie est un tableau qui change de couleurs sans cesse en passant de la meilleure amie, à l’amie du sex et puis à la petite amie avec un seul homme en peu de temps puis de la grand sœur à là… je ne sais plus vraiment enfin… d’une fille normale à la tante d’un bébé qui vit encore sous mon toit… c’est perturbant en fait mais je commence à m’adapter. Je m’adapterais comme à chaque fois. Je ne sais pas comment je suis censée réagir mais j’espère que je réagis bien car je ne voudrais pas faire de faux pas. », disais-je en le regardant avec un fin sourire presque gêné. Je ne voulais pas qu’il soit mal et pourtant moi, je l’étais. Ma réaction était-elle ce qu’il attendait ? Ou alors voudrait-il plus vite que je parte en courant ? Voulait-il que je le repousse ? Qui voudrait ça ? Voulait-il peut-être un câlin ? Tout le monde veut des câlins, j’en veux sans cesse d’ailleurs mais bon… chut, faut pas le dire. Je fronçais les sourcils. « Et quand je suis nerveuse, je parle et je parle et puis je parle encore et j’ai oubliée de dire que je parlais ? Je suis désolée si je suis un vrai moulin. », je riais un peu et moins nerveusement car me moquer de moi… m’aidait dans un sens. • • • • • • • • • • • • • • • • • 
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 | Sujet: Re: Le sang fini toujours par relier | Mike Lun 17 Oct - 17:42 | | | Pourquoi la vie se déroule ainsi? C'est une question que tout le monde se pose à un moment ou un autre, une question inévitable, se la poser n'est qu'une fatalité à laquelle on ne peut échapper, tout comme son destin. Certains, comme moi, auraient tellement aimé échappé à ce destin qui est le leur, mais ce qui est fait est fait, et c'est tout. La vie, ses hasards, ses rencontres, ses coups de chance et de malchance, font ce qu'elle est. Ce que je vivais aujourd'hui allait littéralement changé ma vie, et cela n'était plus dépendant de ma volonté. Lors de ce trajet en taxi, le temps m'était paru tellement long, ces quelques minutes avait paru des heures, non , elles m'avaient parues être des jours ou des semaines tellement ce chemin m'avait paru long! J'étais content qu'elle accepte que je lui parle de ce que je voulais seulement après qu'on soit arrivé à Hyde Park, parce que des révélations n'étaient pas très adéquates dans un taxi. Personnellement je ne trouvais pas un taxi adéquat à de tels propos, le contexte du parc me paraissait plus convivial. Ce qui me dérangeait le plus c'était surtout, je pense, de me dévoiler devant ce taxi man, un inconnu, ce serait déjà assez dur de lui dire tout ça, que j'étais son frère. Une fois arrivé là bas j'avais un peu attendu, j'aurais tellement aimé courrir pour m'enfuir, mais je m'étais juré en montant dans ce taxi de lui dire, de ne plus reculer, j'avais déjà bien assez attendu comme ça, j'avais même beaucoup trop attendu. Désormais il était temps de tout lui dire, de lui expliquer, elle avait le droit de savoir et après de m'accepter ou pas dans sa vie, même si je mourrais de peur qu'elle choisisse de me laisser hors de sa vie.
Une fois que j'eus terminé de lui avouer tout, un silence s'installa, le silence le plus déstabilisant et le plus terrifiant de toute ma vie, j'étais comme pétrifié! Elle finit par lâcher une exclamation, cela coupa le silence sans rien enlever à mon malaise. Elle finit par dire qu'elle était futée d'avoir un peu plus tôt supposé que j'étais son frère et qu'elle aurait du faire inspecteur. Je souris à moitié amusé, et à moitié toujours mal à l'aise en lui jetant un rapide regard. Je n'osais pas réagir tant que je ne savais pas si elle m'acceptait dans sa vie en tant que frère, enfin demi-frère, c'était cette réponse que j'attendais, celle qui me faisait bouillir mes entrailles et me faisait me sentir tellement mal. Je voyais ces trois enfants jouer non loin de nous, ces deux garçons et cette fille, je voyais surtout ce garçon et sa soeur. Je ne pus m'empêcher de me demander si j'aurais pu y avoir droit si la vie en avait voulu autrement. Ce genre de moment m'aurait complètement changé, et donc peut être qu'il valait mieux que je ne l'ait pas vécu, car c'était parce que je ne les avait pas vécu que j'étais qui j'étais aujourd'hui. Elle s'excusa, deux fois, pour le fait de n'avoir pas répondu à ma lettre, mais je ne lui en voulais pas, elle m'expliqua que la vie n'avait pas été facile pour elle à ce moment là. Je lui expliqua donc.
Je ne t'en veux pas tu sais, pas du tout, car je sais très bien ce que c'est que d'avoir la vie dure, la mienne est loin d'avoir toujours été facile...
Elle continua à s'excuser en m'expliquant que tout cela était nouveau pour elle, qu'elle n'était pas habitué à ne pas être la plus grande, à être la petite de quelqu'un. Je comprenais très bien, étant donné que je ne savais pas bien ce que c'était d'avoir une soeur, était-ce pareil de protéger une soeur que de protéger une amie qui vous est chère? C'est vrai que ma seule famille auparavant, la seule que j'ai jamais eue avant de revoir ma mère, c'était les autres enfants du centre. Je les avais toujours considéré comme mes frères et soeurs étant donné ce qui nous rattachait les uns aux autres, c'est à dire une vie de merde. Je ne répondais rien, comprenant qu'elle avait besoin de parler, de m'expliquer ce qu'elle ressentait, et j'étais prêt à l'écouter même si moi aussi j'avais besoin de parler, enfin pas vraiment, j'avais surtout besoin d'entendre sa réponse, d'entendre qu'elle voulait bien de moi dans sa vie, et d'entre le mot "frère" sortir de sa bouche. Elle finit par m'expliquer sa vie, que sa soeur et son petit était encore en train de vivre sous son toit, qu'à l'arrivée du petit, elle s'était adaptée, et qu'elle s'adapterait encore. Cette phrase voulait tout dire pour moi, dans cette phrase il y avait le "je m'adapterai au fait d'avoir un frère". Elle espérait juste bien réagir. Je lui répondis.
Pour moi aussi c'est nouveau tu sais, je pense que ce ne sera pas facile au début, mais je ne pense pas non plus qu'il y ait de bonne ou de mauvaise façon de réagir. Réagis de ta manière à toi, c'est la seule chose que je te demande, restes toit même, je ne veux pas que tu changes parce que je suis là.
Elle me regardait avec ce petit sourire qui faisait tout son charme. La regarder comme une soeur était quelque chose de ... bizarre, et en même temps cela m'illuminait le coeur. Elle m'expliqua que quand elle était nerveuse elle parlait, encore et encore et encore. Cela me fit rire, et je lui souris, je finis par lui répondre avec un sourire sincère et rempli de l'amour d'un frère
Si tu as oublié quelque chose, tu fais de l'humour quand tu es nerveuse, mais ce n'est pas grave, c'est même une qualité, pour moi en tout cas.
Après ces quelques mots je la pris dans mes bras, pouvoir prendre dans mes bras l'une de mes soeurs était tellement intense, pouvoir sentir contre moi son corps tout frêle me donnait la certitude qu'elle était là, que j'avais quelqu'un dans ma famille, quelqu'un à protéger et sur qui compter. |
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 | Sujet: Re: Le sang fini toujours par relier | Mike Mar 18 Oct - 2:33 | | | Ma réaction ? J’avais peur qu’elle soit mal ou bonne ou prise dans un mauvais sens ou qu’elle fasse peur ou… enfin j’avais peur de beaucoup de choses dans ma vie. J’avais peur d’être seule une fois que Lena prendrait sa vie en main avant c’était avant de trouver une personne à qui m’accrocher. J’avais peur qu’elle ne s’en sorte pas seule. J’avais peur de ne pas avancer et surtout de stagner et pourtant cette peur, je la combattais de jour en jour depuis plusieurs semaines. J’avais aussi peur que ma relation amoureuse flambe encore comme les dernières par je ne sais quelle façon. J’avais peur de mal agir là, à cet instant et d’aller droit vers un mur, un mur bien battit pour moi exprès pour que je ne me le prenne en pleine poire. Ce mur était comme battit de brique parfois molle et parfois difficile quand je m’y prenais la tête cela faisais parfois très mal et j’en tombais ou d’autres fois… juste un léger « aie » mais là, me prenais-je au moins un mur face à ce silence que j’avais laissé vivre entre nous deux tandis que j’apprenais que face à moi, j’avais mon grand-frère enfin mon demi-frère. Je suis tellement paumée que je ne sais même pas comment je dois le nommer enfin c’était perturbant. Me dira que j’étais futée était peut-être pour me détendre ou me remettre du fait que je l’avais en tête cette idée pendant un court instant alors que nous étions dans ce commissariat enfin cela faisait bizarre. Je ne savais pas du tout ce que je devais dire et pourtant j’arrivais à m’exprimer sur ma réaction et surtout de ne pas avoir répondue à la lettre car c’était de ma faute. Je devais l’avouer que j’étais fautive et même pas qu’un peu. J’avais ruinée des années rien qu’en laissant cette lettre de côté car j’avais bien trop de problèmes à cette époque. Sa réponse avait un petit don pour me rassurer même si au fond… je trouvais mon oublie impardonnable. Je n’avais pas d’excuses et peut-être qu’il ne m’en voulait pas mais moi, je m’en voulais. Je lui souriais rapidement en passant ma main dans mes cheveux et me demandant ce que je devais répondre à ça en découvrant que sa vie n’avait pas été facile et j’avais un léger pincement au cœur. Je n’aimais pas trop savoir ça car mon don assez altruiste qui est de m’inquiéter pour les autres avant de penser à moi… m’invitait à m’en vouloir de ne pas avoir pu lui faire une place dans notre cocoon bien plus confortable qu’il n’y paraissait. Je ne savais pas quoi dire et laissant juste un… « Je m’en veux tout de même… c’était égoïste de ma part et surement la première fois ou je me suis autorisé de l’être sans le vouloir. », disais-je un peu gênée car je m’en voulais vraiment qu’il n’a pas eu la vie facile car je me plaignais mais en fait : elle n’était pas si mal ma vie… j’avais perdu ma mère, certes mais Lena et mon père étaient là pour moi puis aussi Zara-Lynn et bien d’autres personnes. Je ne pouvais pas dire que j’avais manquée d’amour ou même d’affection sauf que j’en donnais bien plus. Je continuais à m’excuser car au fond, je ne savais faire que ça. Parfois c’était assez attendrissant et parfois enfin d’autres fois… excessif et je le savais. Là, je ne savais pas grand-chose pourtant, je ne savais rien perdais un peu mes repérés… Je me caractérisais toujours comme : la grand sœur de Lena et pas Pandorà tout simplement… non je n’avais pendant longtemps seulement été la grande sœur de ma petite sœur à n’être que ça avec parfois des temps partiels mais je me donnais cœur et âme pour Lena. Je ne savais pas l’importance qu’il mesurait à mes mots et pourtant je ne contrôlais aucuns de mes mots qui par nervosité sortait tout frais de mon cœur comme une pensée. Ils n’étaient pas réfléchis mais sincère. Cela ferait-il mon charme ? La sincérité parfois plus marquante quand je suis sous l’emprise de l’alcool qui peut être comme un test de vérité pour moi ? Je n’en savais rien et là, je voulais seulement ne rien savoir en continuant à parler et souriant doucement à sa réponse en le regardant brièvement… gênée par le flot de paroles qui sortaient de ma bouche. C’était comme électrique… impulsif et surtout comme si cela faisait des étincelles dans ma tête. J’avais entendue touts ses mots, je les avais tous enregistrés mais ceux qui me marquaient le plus étaient les derniers : Restes-toi-même car je suis là. Je ne comptais pas changer mais il était rare que l’on me dise être là pour moi. Les seuls personnes qui me l’ont dits m’entourent encore donc Zara, Gianni et Lena… qui me le disent encore et encore et cela me touchait de les entendre de sa page. Je ne savais que dire avec une légère larme à l’œil que l’on ne pouvait déceler car elle se cachait vraiment. Il y avait du monde, je me contenais. Je ne pleure jamais devant les autres… cela n’est pas prêt de changer et cela ne me donnait pas envie de pleurer… cela me donnait du baume au cœur comme quand on vous dit : je t’aime. Cela réchauffe. Je continuais donc à parler et parler et encore parler sous le flux de la nervosité. Pandorà Stam… un moulin à parole et connerie quand elle s’y met parfois mais pourtant si attachante… c’était ce qui me définissait ? Je n’en revenais pas vraiment même si l’on n’arrêtait pas de me le dire mais être folle était-il charmant ? Parfois, je me faisais peur. L’entendre rire à ce que je disais me rassurait aussi car c’était que ce n’était pas si mal… ou autres enfin ça passait. J’avais une bonne réaction apparemment enfin je me comprenais… il ne voulait pas s’enfuir en courant. Je riais de plus belle quand il me disait que j’avais oubliée de dire que je faisais de l’humour. Penchant la tête un peu gênée, je fronçais mon nez d’une façon assez gênée et timide en souriant. « Oui, exact ! Une qualité peut-être mais ça a le don de me déstab… », disais-je alors interrompue par l’étreinte qui m’avait surprise alors que sans le comprendre, je ne rompais pas du tout le moment et même si je ne savais pas trop comment m’y prendre… devais-je à mon tour le prendre dans mes bras ? Je n’en savais rien, c’était totalement nouveau pour moi mais j’étais surtout surprise, je ne m’y attendais pas. Prise sur le vif, je n’arrivais juste qu’à dire. « Moi aussi, je suis là. », disais-je simplement pourtant alors que le moment où il l’avait dit était un peu réchauffé mais cela venait juste de me traverser l’esprit et ce n’était surement qu’une pensée qui était sortie d’elle-même à voix haute alors que j’étais sous le coup de l’émotion à me demander ce qui se passait et comment une vie peut changer encore en quelques instants… comment Mona Lisa peut passer de vert et brun à une couleur rose vif et bleu… Bon ok, si on a photoshop cela prendre disons 5 minutes mais voilà, je me comprenais. Ma vie et tout ce qui m’entourait changeait encore de couleurs alors que cela restait pourtant le même tableau mais c’est moi le tableau. Les couleurs ont beaux changées et je resterais toujours la même. Je ne pouvais pas changer. Pourquoi changerais-je alors que pour vaincre les épreuves, il faut se relever entière.
Je ne savais plus quoi faire alors que l’étreinte continuait dans ce grand parc tandis que je me demandais quoi. Devais-je reculer et me détacher, maintenant ? Devais-je encore rester là car au fond… c’était agréable et j’en avais surement peut-être besoin. J’avais déjà Gianni, Zara et Kaya en ce moment pour cette lourde tâche de panser les plaies qui me font un peu mal depuis que Lena se trouve à l’hôpital mais là, ce n’était pas pareil. Un soutient, un appuie, une chaleur bien différent… une sensation de familles mais s’ils faisaient tous partis de ma famille mais aussi un sentiment nouveau de protection fraternel d’un ainé… que je n’avais pas vraiment eue la chance d’avoir. Je finis tout de même par reculer doucement et le regarde en fronçant les sourcils et riant nerveusement. « Si c’est ça d’avoir un frère, j’achète. », marmonnais-je doucement en souriant et me disant que je disais parfois vraiment des bêtises mais sur le moment cela me soulageait. J’étais encore un peu troublée par ce câlin fraternel… si je puis dire. Le premier si l’on veut. C’est peut-être fraternel mais c’est un peu comme un premier baiser. Spontané, irréfléchi et surtout avec conséquence même si là, elles n’étaient pas pareille les conséquences mais les faits étaient là alors que je le regardais sans savoir quoi dire. J’avais beau avoir cette impression de premier baiser mais aussi celle d’une chose qui était normale et dans la logique qui avait toujours été comme ça… comme un sentiment de simplicité… une chose pas superficielle, pas forcée et surtout… un moment agréable et chaleureux. « J’avoue que c’est troublant… mais pourtant… j’ai l’impression que c’est tellement… normale tout en étant troublant enfin… », je fronçais les sourcils. « Je vois encore l’inspecteur de police qui me donne l’impression de me détester en s’écartant de moi et là, il me fait un câlin. », je riais doucement car ça me paraissait tellement étrange… en souriant et je fermais les yeux et riais doucement. « Et ben pourtant quand je ferme les yeux et que je les rouvre… ce n’est plus cet inspecteur… le regard même a changé, c’est troublant… comme si une glace avait été brisée ou un masque pourtant… », je regardais nos pieds en souriant. « Je ne vois pas d’éclats de verres. », disais-je donc avec le ton de l’humour mais j’essayais surtout de métaphoriquement faire comprendre que je tentais de changer déjà la façon dont je le voyais et m’adapter. Je grimaçais doucement. « Je recommence à faire de l’humour pour éviter la nervosité, hein ? J’arrête… avant qu’on ne m’engage dans un cirque… », disais-je en mimant qu’une clé invisible venait fermer ma bouche avant de la gober toujours au mime sans me rendre compte que si ma bouche est fermée, je ne peux point gober la clé… les aléas du direct. • • • • • • • • • • • • • • • • • 
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 | Sujet: Re: Le sang fini toujours par relier | Mike Mer 26 Oct - 10:19 | | | Si j'avais du imaginer comment se passerait ces révélations, jamais je n'aurais pensé que ça se passerait comme ça, surtout sa réaction, je m'étais attendu à beaucoup de choses, mais là sa réaction était inattendue je dois dire. A force d'être déçu dans la vie, au final on finit par ne plus espérer pour éviter au maximum d'être blessé, c'est pour ça que j'avais mis quatre ans à lui dire tout ça. Elle me disait que c'était bizarre pour elle de se dire qu'elle avait un frère, qu'elle ne savait pas ce que ça faisait, mais moi non plus je ne savais pas vraiment ce que ça faisait d'avoir une soeur, et même deux, deux petites soeurs, deux demi soeurs. Elle s'en voulait d'avoir été égoïste en laissant dans un tiroir cette lettre pendant toutes ces années, malgré que je lui ait dit que je ne lui en voulais pas. Je voulais la rassurer, car ma philosophie de vie c'est que le passé, c'est le passé, l'important c'est le présent, et nous avons beaucoup de temps à rattraper, il ne servait à rien de s'attarder sur des regrets ainsi.
Il y a une première fois à tout, et puis tu n'es pas parfaite, moi non plus, personne ne l'est. Ce qui est fait est fait, ce qui importe maintenant, c'est la route qui s'offre à nous.
C'était vrai que je n'avais pas eu une vie facile, je n'ai pas eu beaucoup de chance dans ma vie, jusqu'au jour ou ma mère, notre mère vint me trouver pour tout m'expliquer. Elle me donna la chose la plus importante au monde, une lueur d'espoir, l'espoir que j'avais quelqu'un quelque part, que je n'étais pas seul au monde. Et c'est ça qui a fait que je ne lui en veux pas, ou ne lui veux plus, devrais-je dire. Je voyais bien que Pandora était perdue, et ça je m'y étais attendu, ce n'est pas facile comme révélation. Je souriais régulièrement à force de l'entendre parler, encore et encore et encore, comme si elle avait peur de mourir si jamais elle s'arrêtait de parler. Si c'était sa manière à elle d'évacuer le stress de cette révélation, qu'il en soit ainsi, je n'allais pas la blâmer, chacun a sa manière à lui de supporter et évacuer le stress.
Après ça, j'avais osé la prendre dans mes bras, depuis que je lui avais dit que j'étais son frère, j'en mourrais d'envie, je ne pus me retenir. Le fait de la serrer contre moi me donnait cette certitude, j'avais une soeur, c'était vrai, j'avais enfin quelqu'un à mes côtés, je n'étais plus seul. Mais en plus de ça, le fait qu'elle ne rompe pas tout de suite cette étreinte me donna la confirmation qu'elle acceptait notre filiation frère-soeur. Et ce qu'elle me dit, me fit tellement plaisir, c'était une phrase toute simple et un peu réchauffée, mais l'entendre me fit tellement plaisir! Après un assez long moment, elle finit par rompre délicatement notre étreinte. Et après l'avoir fait, elle me dit que si c'était ça d'avoir un frère, elle achetais. Je ne pus m'empêcher de rire, et puis en souriant je lui répondis.
Vendu.
Il y eut un assez long blanc, pendant lequel je ne pouvais m'empêcher de la regarder avec un sourire, un sourire empli du bonheur, le bonheur d'avoir enfin quelqu'un à protéger, quelqu'un sur qui compter, avoir une famille. J'avais aussi eu ce sentiment en revoyant maman, mais ce sentiment disparut après sa mort, je n'avais pas eu beaucoup de temps pour en profiter, mais cela m'avait fait énormément de bien, presque autant qu'en ce moment. Elle finit par m'expliquer que c'était à la fois troublant pour elle et en même temps tellement normal. Je voyais bien ce qu'elle voulait dire, elle voyait encore le policier et en même temps le frère, je voyais bien qu'elle essayait de s'adapter au fait d'avoir un grand frère, même si je n'étais qu'un demi-frère. Et j'aurais dû m'attendre à ce qu'elle fasse encore de l'humour, probablement pour se protéger de cette révélation pas facile à apprendre, c'était soudain et inattendu pour elle, et un peu pour moi aussi. Mais comme elle le disait, pouvoir laisser tomber ce masque que je m'étais construit face à elle au commissariat, cela me faisait tellement de bien de pouvoir me montrer à elle comme j'étais, tout simplement. Après son petit numéro de clown, je me mis à rire avant de lui dire.
Je pense que tu es quand même meilleure médecin légiste que clown, sans vouloir t'offenser.
Je lui dis cela en ne pouvant m'empêcher de continuer à la regarder en souriant. |
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 | Sujet: Re: Le sang fini toujours par relier | Mike Jeu 27 Oct - 0:33 | | | Je souris doucement en entendant qu’il y avait une première fois à tout car c’était bien vrai et je ne pouvais que l’avouer. Il y a toujours une première fois à tout et parfois… la première est la meilleure mais pourquoi ? Car elle est inédite, elle a ce gout de nouveau que les autres fois n’ont pas mais aussi cette touche d’inconnu et de peur qui peut parfois donner envie de partir en courant mais pourtant j’étais là et je ne courrais pas. On dit que la peur peut parfois être euphorisant et donner envie d’un peu d’électricité. C’est pourquoi nous allons toujours sur les attractions fortes qui vont nous retourner l’estomac ou que nous fêtons aussi la fête d’Halloween. La peur est aussi excitante que de faire l’amour dans un endroit où l’on peut être surpris à tout moment. Bon, d’accord… je m’égare un peu mais on comprend le concept. Nous allons toujours vers l’inconnu pour la première fois alors que pourtant c’était par ce que l’inconnu à cette saveur de nouveauté que nous aimons gouter sur le bout de nos lèvres et encore une fois, c’est métaphorique. L’inédit, c’est comme une barbe à papa, on le savoure pour n’en faire qu’une bouchée. Personne n’était parfaite et je n’aimais pas la perfection, il n’avait pas tort dans ce qu’il disait et j’avais l’impression de voir ce point commun que nous avions à avoir toujours les bonnes raisons et souvent même avec des phrases qui avaient un sens. Je n’aimais pas la perfection car il faut dire que l’imperfection est tellement intéressante que l’on peut en papillonner dans ses mystères. L’imperfection réserve des surprises que la perfection ne réserve jamais en restant dans sa boite ! Je souris doucement en hochant la tête. « Je suis nulle au volant, tu conduis ? », oui, je riais car il parlait de route et j’étais assez nulle au volant d’une voiture mais surtout que je suis nulle pour me comporter correctement enfin je ne savais pas comment faire et quand je ne savais pas comment faire, je pouvais être assez maladroite mais pourtant fonceuse. Cette phrase avait une métaphore sans le vouloir car pourtant elle était bien simple puisque je suis juste affreuse à un volant à risquer ma vie et celle des passants à chaque fois que je mets les gaz. Si seulement j’en riais. Je pourrais risquer la vie d’une personne qui m’est chère sans le vouloir. Enfin et si j’arrête de raconter des bêtises ? Je suis née pour cela donc, non… continuons dans la lancée. Clown un jour, clown toujours.
Mon stress s’empilait comme des légos alors que je ne savais pas ce que je devais faire ou ce qu’il était le mieux de faire mais je savais une chose : je ne devais pas fuir ou reculer. Je ne voulais pas le faire car au fond : c’est mon demi-frère et un membre de la famille. Quelle personne serais-je pour l’envoyer sur les roses ? La pire des salopes ? Hum oui, sérieusement et je peux vous dire que j’en ai vu des bien pires mais je profitais de cette étreinte comme si elle était la première car elle l’était et oui, j’adorais même si au début comme d’habitude, j’avais la surprise, le nouveau et toutes les saveurs mais l’émotion était présente. Comme toujours l’émotion vivait en moi et rendait ce moment : magique. Je reculais doucement avec mes bêtises encore à dire et souriant alors qu’il me disait que c’était vendu avant de rire légèrement. L’humour n’était pas seulement de moi et cela m’amusait. C’était étrange pour moi, les points communs. Je tenais surement trop de mon père et lui aussi apparemment. C’était amusant mais un peu effrayant dans le sens où l’on ne s’attend jamais à en trouver autant sans s’en rendre vraiment compte. Quant à moi, cela m’amusait surtout pour l’instant. « Par crédit ? Je n’ai pas de monnaies ! », disais-je simplement d’un petit murmure alors que oui, je lâchais encore une petite bêtise. Je m’amusais pour me décontracter comment faire autrement ? C’était aussi simple pour moi que dire : bonjour. Le blanc et son sourire qui me fixait avait un don de me rassurer que je ne comprenais pas encore. Cela va si vite alors dans ma tête ? Je me sentais déjà presque rassurée donc en sécurité et je n’avais plus vraiment peur de savoir ou mènerait cette route. C’était trépident mais j’avais cette belle impression que la route filerait tout droit… sans trop de tournant. Parlant alors de plusieurs choses que je ressentais et remettant encore une couche à mon cirque… mon cirque. Oui, dans ma tête… c’était pire qu’une ferme sauf que c’était un vrai cirque. Des singes qui sautillent et s’accrochent à mes neurones pour faire sauter des fusibles parfois quand la colère m’habite… surtout en cas de jalousie… courrez loin, je vous jure. D’autres fois, les tigres se mettent en moi quand je dois être une petite lionne féroce. Punaise, je lâche vraiment des conneries. Non, je suis sobre et oui, j’ai surement seulement bue un jus de fruits ou un café. Je riais en l’entendant alors me dire que j’étais plus douée dans mon boulot en penchant doucement la tête et fronçant le nez. « Sans offense en fait… j’espère bien que je suis plutôt douée enfin plus que pour bosser dans un cirque car je dois vraiment me reconvertir alors. », je souris doucement en le regardant et voyant alors le baraque à café ambulante et les succulents donuts qui était présenté dans un panier au-dessus avant d’hausser les épaules et lui sourire. « Une petite faim ? Il doit être l’heure du quatre heure, non ? », je m’approchais alors de la baraque à roulette qui donnait un style super new-yorkais et cela m’amusait mais bon, on s’en fiche du style des roulettes et tout. Je souris alors au vendeur ou serveur, je ne savais jamais quel était son titre officiel mais on s’en fiche au fond. « Bonjour, un de ces délicieux donuts qui me font de l’œil depuis que j’ai croisée leur regard et… », je regardais alors Mike en souriant. « … et un deuxième pour mon frère ! », je ne savais pas pourquoi mais je voulais le dire et c’était l’occasion même sans savoir s’il en voulait un ou non, j’avais besoin de le dire à quelqu’un et oui, j’aurais pu trouver une autre personne qu’un vendeur ou serveur dans le parc mais on s’en fiche à nouveau, je l’annoncerais à quelqu’un de plus important pour moi ensuite sans aucuns doutes. Certains n’attendront même pas trop longtemps avant de le savoir. C’était tout de même une bonne nouvelle malgré tout. « Puis un chocolat chaud et… », je le regardais. « C’est moi qui offre, un café ? », je riais doucement en me disant que je devais vraiment paraitre dingue mais je ne savais pas comment ça fonctionnait donc je m’adaptais en me comportant comme avec Lena et comme avec tout le monde en fait : généreuse, gentil, folle, douce, avec le joie de vivre. J’étais moi !
Attendant alors qu’il fasse son choix, je ris doucement en le regardant et fronçant le nez tandis que le serveur préparait les boissons. « Dis-moi… », je riais doucement presque nerveuse de ce que j’allais dire. « Tu ne vas pas être le frère protecteur qui va aller jusqu’à menacer de morts… mon copain s’il ose me faire du mal ? », je m’amusais avec ce genre de questions car c’était le stéréotype que j’avais du grand frère un peu et une chose qui à la fois… j’avais toujours enviée mais qui me faisait peur car cela pouvait faire fuir puis cependant j’étais dans le stéréotype de la grande sœur qui fait ça avec sa petite sœur et je n’imaginais même pas que l’on me le fasse à moi. Cela serait drôle. « Je laisse à Lena la lourde tâche d’être la petite sœur curieuse qui veut tout savoir et pose les questions sur tout jusqu’à en avoir réponses… j’ai donnée assez ! Je me vois assez mal dans ce rôle... trop peu pour moi ! », je riais des yeux en roulant des yeux et haussant les épaules. « Je me contenterais d’être la sœur confidente qui tend l’oreille quand il y en a besoin et fait des câlins pour réchauffer les cœurs car ça, je sais que je peux le faire à toute heure du jour et de la nuit. » c’était un peu dingue mais pourtant tellement vrai. J’étais disponible 24 heures sur 24 !
HJ : désolée, c'est assez nul O.O, je suis dead en plus, j'y raconte que des conneries O.O *sort en courant et va se cacher* • • • • • • • • • • • • • • • • • 
PANDORA STAM ♥ « MAN ! I FEEL LIKE A WOMAN !» Let's go girls ! I'm going out tonight, I'm feelin' all right. Wanna make some noise, really raise my voice. Yeah, I wanna scream and shout. No inhibitions, make no conditions. I ain't gonna act politically correct. I only wanna have a good time. The best thing about being a woman. Is the prerogative to have a little fun and... Go totally crazy, forget I'm a lady. Get in the action, feel the attraction. The girls need a break, tonight we're gonna take. I get totally crazy. Can you feel it. Come, come, come on baby. I feel like a woman ! |
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